24-09-2026
Deux siècles et demi après que des marins malouins y eurent fondé la première colonie humaine, les îles de l'Atlantique Sud que la France baptisa jadis « Malouines » demeurent l'un des derniers grands contentieux territoriaux hérités de l'ère coloniale. Revendiquées par l'Argentine sous le nom de Malvinas, administrées de facto par le Royaume-Uni depuis 1833, elles ont resurgi avec une actualité inattendue en cette année 2026, entre incident diplomatique à l'Assemblée nationale française et inflexion inédite de la position américaine.
Cet article se propose d'en éclairer les termes en trois temps. Une première partie reviendra sur les origines de l'archipel et sur l'empreinte française et malouine qui présida à sa découverte et à son premier peuplement, avant sa transmission à la couronne d'Espagne puis, par succession d'États, aux Provinces-Unies du Río de la Plata. Une deuxième partie exposera, sous tous leurs angles — historique et juridique, démographique, économique, diplomatique et militaire —, les fondements sur lesquels s'appuie la revendication argentine de souveraineté. Une troisième partie, enfin, replacera cette analyse dans l'actualité la plus récente, en retraçant les épisodes qui ont contribué, ces derniers mois, à relancer ce dossier sur la scène internationale et à en réévaluer les perspectives.
I. Aux origines de l'archipel : une empreinte française et malouine
Bien avant que Londres et Buenos Aires ne s'en disputent la possession, l'archipel aujourd'hui connu sous le nom d'îles Malouines doit son nom même à des marins français. Dès le XVIIe siècle, des navigateurs originaires de Saint-Malo, engagés dans le commerce vers le cap Horn et les côtes du Pacifique, font escale dans ces îles inhabitées de l'Atlantique Sud, qu'ils désignent sur leurs cartes sous le nom d'« Îles Malouines » — en hommage à leur port d'attache. C'est cette dénomination, francisée en espagnol sous la forme « Islas Malvinas », qui subsiste aujourd'hui dans la terminologie argentine et qui atteste, mieux que toute autre preuve, de l'antériorité de la présence française sur ces terres.
Cette empreinte se concrétise en 1764, lorsque Louis-Antoine de Bougainville, avec l'appui du roi Louis XV et le financement de armateurs malouins, fonde Port Saint-Louis sur l'île orientale de l'archipel — la première implantation humaine permanente jamais établie sur ces îles. Une garnison, une église et quelques dizaines de colons acadiens et bretons s'y installent, faisant de la France la première puissance à avoir revendiqué et occupé effectivement ce territoire.
L'histoire diplomatique bascule cependant dès 1767 : sous la pression de l'Espagne, qui invoque les traités de Tordesillas et d'Utrecht pour revendiquer l'exclusivité de sa zone d'influence sud-américaine, la France cède Port Saint-Louis à la couronne espagnole contre compensation financière. Rebaptisée Puerto Soledad, la colonie est administrée depuis Buenos Aires, capitale de la vice-royauté du Río de la Plata, dont elle devient une dépendance naturelle. Parallèlement, les Britanniques, qui avaient établi de leur côté un poste éphémère à Port Egmont en 1765, sont contraints de l'évacuer en 1774 pour raisons budgétaires, sans jamais renoncer formellement à leurs prétentions.
Ainsi, à la veille des indépendances sud-américaines, c'est bien l'Espagne — héritière de la colonie française fondée par les Malouins — qui exerce l'autorité continue sur l'archipel. Cette généalogie a une portée juridique considérable : elle inscrit les îles dans le patrimoine territorial transmis, en 1816, à la nation argentine nouvellement indépendante, en vertu du principe d'uti possidetis juris qui préside alors à la formation des frontières sud-américaines. Loin d'être une terre vierge conquise par la force, l'archipel apparaît donc comme un territoire dont la souveraineté s'est transmise sans rupture de la France à l'Espagne, puis de l'Espagne aux Provinces-Unies du Río de la Plata.
Le fondement historique et juridique. Dès son indépendance, l'Argentine exerce une autorité effective sur l'archipel : elle y nomme un gouverneur, Louis Vernet, en 1829, développe une colonie de pêche et d'élevage, et réglemente l'exploitation des ressources maritimes — jusqu'à ce qu'une frégate britannique, la HMS Clio, expulse par la force les autorités et une partie de la population argentine en janvier 1833. Cet épisode, que Buenos Aires qualifie d'« usurpation », constitue pour la doctrine argentine une violation caractérisée de l'intégrité territoriale d'un État souverain, en un temps où le droit international réprouvait déjà l'acquisition de territoire par la conquête. Aucune prescription, aussi longue soit-elle, ne saurait selon cette lecture purger un vice d'origine aussi manifeste.
La partie britannique et les habitants de l'archipel opposent à cette lecture le principe d'autodétermination des peuples consacré par la Charte des Nations unies, en s'appuyant notamment sur le référendum de 2013 où 98,8 % des votants se sont prononcés pour le maintien du statut britannique, ainsi que sur une présence continue depuis 1833 qu'ils jugent constitutive d'un peuple à part entière, indépendamment de son origine coloniale.
Le fondement démographique. L'argument britannique du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes se heurte ici à une objection de fond : la population actuelle de l'archipel, environ 3 200 habitants, ne constitue pas un peuple autochtone mais résulte directement de la colonisation de peuplement organisée par le Royaume-Uni après l'expulsion de 1833, précisément pour consolider l'occupation. L'Argentine et l'ensemble des instances onusiennes compétentes en matière de décolonisation estiment qu'une puissance occupante ne saurait invoquer la volonté d'une population qu'elle a elle-même installée pour légitimer sa présence — sauf à vider de son sens le principe de décolonisation lui-même.
Le fondement économique. Les enjeux halieutiques et pétroliers ajoutent une dimension contemporaine cruciale. Les eaux entourant l'archipel comptent parmi les zones de pêche les plus riches de l'Atlantique Sud, et plusieurs compagnies britanniques y mènent depuis les années 2010 des campagnes d'exploration pétrolière et gazière sans autorisation de Buenos Aires. L'Argentine y voit un pillage de ressources naturelles lui appartenant en droit, et a durci en 2026 son arsenal de sanctions à l'encontre des entreprises engagées dans des opérations jugées illégales dans ces eaux contestées.
Le fondement diplomatique. Depuis la résolution 2065 de l'Assemblée générale des Nations unies, adoptée en 1965, la communauté internationale reconnaît formellement l'existence d'un différend de souveraineté et invite les deux parties à négocier une solution pacifique — reconnaissance renouvelée chaque année par le Comité spécial de décolonisation (C24). L'Argentine bénéficie en outre d'un soutien constant de la CELAC, du G77 et de l'ensemble du bloc latino-américain, qui considèrent unanimement la question des Malouines comme un vestige colonial à résoudre.
Le fondement militaire. Enfin, la présence d'une importante base militaire britannique à Mount Pleasant, dotée de capacités aériennes et navales sans commune mesure avec les besoins de défense d'un territoire de 3 200 habitants, est perçue par Buenos Aires comme une militarisation disproportionnée de l'Atlantique Sud, contraire à l'esprit de règlement pacifique prôné par l'ONU, et qui contredit le discours britannique d'une simple administration civile pacifique.
L'année 2026 a vu resurgir avec une intensité inédite la « cause des Malouines » sur la scène diplomatique internationale. Le 21 janvier, l'ambassadeur d'Argentine en France, Ian Sielecki, auditionné par la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, a refusé de s'exprimer devant une carte du monde figurant les îles comme territoire britannique, la jugeant attentatoire à la souveraineté de son pays ; un post-it a finalement été apposé pour recouvrir l'archipel sur la carte, un geste symbolique que l'ambassadeur a comparé à celui qu'adopterait un représentant ukrainien face à une carte présentant la Crimée ou le Louhansk comme russes. Cet incident, largement relayé, a remis sur le devant de la scène la dimension éminemment symbolique du contentieux. lcp
Mais c'est surtout le revirement américain qui a rebattu les cartes diplomatiques. Interrogé fin août 2026 sur une possible révision de la position américaine, historiquement neutre sur la question de la souveraineté, le président Donald Trump a répondu qu'il « passe toujours toutes les positions en revue » et que celle-ci n'était « qu'une parmi d'autres » — une déclaration prudente mais inédite, intervenue alors que Washington chercherait, selon la presse britannique, à faire pression sur Londres pour accroître ses dépenses de défense au sein de l'OTAN. euronewsemol
Cette ouverture, aussi limitée soit-elle, a été immédiatement saisie par Buenos Aires. Le président argentin Javier Milei a évoqué des « vents favorables » à la revendication historique de son pays et annoncé, quatre jours après les propos de Trump, un projet de loi durcissant les sanctions contre les entreprises menant des opérations non autorisées autour de l'archipel, qualifiant la cause des Malouines de « cause la plus importante et la plus sacrée pour les Argentins ». Ce triptyque — l'incident parlementaire français, l'inflexion américaine et la relance argentine — dessine une séquence où la question, loin d'être figée depuis 1982, redevient un objet de manœuvre diplomatique active, y compris pour des puissances tierces qui n'y voient parfois qu'un levier de négociation sur d'autres dossiers (dépenses militaires de l'OTAN). lepetitjournalconnaissancedesenergies
Pour l'Argentine, cette conjonction constitue une fenêtre d'opportunité rare : elle ravive, sur la scène internationale, la légitimité d'un dossier que Buenos Aires n'a jamais cessé de porter devant l'ONU, et confirme que la question des Malouines demeure, quarante-quatre ans après le conflit de 1982, l'un des différends territoriaux non résolus les plus significatifs du droit international contemporain.
A l'occasion d'un récent voyage d'étude de l'Institut France Amérique Latine en République d'El Salvador, Christophe Beaupère, Président de l'IFAL a été reçu en audience au palais présidentiel par Felix Ulloa Hijo, Vice-Président de la République d’El Salvador.
Cette audience a donné lieu à des échanges fructueux dans la langue de Molière avec le Vice-Président de la République du Salvador, Félix Ulloa, universitaire francophone et francophile, autour d'une volonté commune de continuer à bâtir un pont entre nos deux peuples pour que l’amitié franco-salvadorienne demeure un exemple de dialogue, de coopération et de fraternité.
A cette occasion, le président de l'IFAL a pu aborder avec le numéro 2 de l'Etat Salvadorien le sujet du modèle Salvadorien dans la lutte contre le narco-trafic, le renforcement de la coopération bilatérale entre nos deux pays, le nouvel équilibre mondial avec l'avènement de nouveaux dirigeants libéraux-conservateurs et enfin l'intérêt que pourrait présenter l'ouverture d'un poste consulaire de la République du Salvador à Nice, qui représenterait dans le sud de la France ce pays en plein développement tourné vers l'avenir.
Statue de Christophe Colomb située à gauche de l'entrée du Palais National, Plaza Gerardo Barrios
Entrée principal du Palais National, Plaza Gerardo Barrios à San Salvador
Statue d'Isabelle Ière La Catholique située à droite de l'entrée du Palais National, Plaza Gerardo Barrios
L'IFAL a retiré plusieurs enseignements de ce voyage d'étude. Tout d'abord, le fait que les relations entre la France et El Salvador, sont anciennes et qu'elles nous ont conduit, au fil des générations, à nouer des liens qui se sont tissés au fil des siècles, depuis l’indépendance de ce pays en 1841, jusqu’à nos jours.
Ainsi, tout commence en 1841, lorsque le Salvador acquiert son indépendance après la dissolution de la République fédérale d’Amérique centrale, à laquelle elle était jusque-là rattachée.
Un drapeau de la République fédérale d’Amérique centrale indépendante est alors créé, très proche de l’actuel drapeau de la République d’El Salvador, avec trois bandes : deux bandes bleues symbolisant les deux océans, une bande blanche symbolisant l'Amérique centrale en paix et un écusson au centre du drapeau représentant un volcan illuminé par le bonnet phrygien qui fut le symbole de la Révolution française et qui représente la liberté, que l’on retrouve dans le drapeau du Paraguay et de l’Argentine.
Avec la dissolution de la République fédérale d’Amérique centrale en 1841, les liens entre la France et El Salvador s’intensifient et il faut attendre le Second Empire également, comme pour le Paraguay, pour que nos deux pays officialisent leurs relations avec la signature le 2 janvier 1858 d’un Traité d’amitié, de commerce et de navigation.
Cet acte fondateur marque le début d’une coopération diplomatique et humaine très forte, symbolisée par l’arrivée de Français au Salvador et l’ouverture progressive de nos échanges commerciaux et culturels.
Nos deux pays disposent en effet de liens culturels uniques car la culture a toujours été un pont entre nos deux nations.
Ainsi, l’histoire d’Antoine de Saint-Exupéry et de son épouse salvadorienne, Consuelo, en est une illustration poétique. Le personnage de la rose dans Le Petit Prince s’inspire d’elle, et la petite planète du Prince trouve ses racines dans le Salvador, preuve que nos imaginaires se sont rejoints pour enrichir la littérature universelle.
Depuis lors, la coopération culturelle et éducative reste un pilier fort de la relation entre nos deux pays. Cette coopération bilatérale est principalement consacrée à la promotion de la langue française, aux échanges culturels et à la formation universitaire au Salvador.
Dans ce cadre, le gouvernement français soutient le Lycée français de San Salvador (également connu sous le nom de Lycée Consuelo et Antoine de Saint-Exupéry), qui compte plus de 1 400 élèves.
De plus, l’Alliance française, qui est un acteur majeur de la promotion de la langue et de la culture françaises dans la région, est présente à San Salvador où elle garantit notamment la formation des enseignants francophones.
En juin 2017, nos deux pays ont signé un accord-cadre de coopération culturelle, universitaire, scientifique et technique, et en mars 2018 un accord pour la reconnaissance mutuelle des diplômes obtenus dans les différents établissements.
Les échanges universitaires se sont intensifiés au cours de ces dernières années, faisant du Salvador le premier pays d’Amérique centrale en nombre d’étudiants en France.
Notre coopération s’est également renforcée dans les domaines de la gouvernance, de l’État de droit, de la sécurité démocratique, mais aussi du développement. Ainsi, la France a soutenu le Salvador face à des défis majeurs, de la reconstruction après la tempête Amanda à l’aide médicale durant la pandémie de Covid-19.
Sur le plan économique, nos échanges restent modestes mais dynamiques, portés notamment par des projets dans le secteur de l’eau, l’agriculture et la transition écologique. Le Fonds franco-salvadorien de reconversion de la dette finance chaque année des projets d’adduction d’eau et d’électrification en zones rurales, illustrant notre engagement commun pour le développement durable.
Vue principale de la bibliothèque nationale du Salvador (BINAES), située Plaza Gerardo Barrios, en face de la cathédrale métropolitaine Saint-Sauveur et à gauche du Palais National, inaugurée le 14 novembre 2023
Vue latérale de la bibliothèque nationale du Salvador (BINAES), située Plaza Gerardo Barrios, en face de la cathédrale métropolitaine Saint-Sauveur et à gauche du Palais National, inaugurée le 14 novembre 2023
Façade de la cathédrale métropolitaine Saint-Sauveur située Plaza Gerardo Barrios à San Salvador
Aujourd’hui la coopération entre nos deux pays est vivante et tournée vers l’avenir, notamment sous l’impulsion du jeune chef de l’Etat salvadorien Nayib Bukele et de son vice-président, Félix Ulloa, deux personnalités politique de premier plan, tous deux francophones et francophiles.
Nayib Bukele est président de la République depuis le 1er juin 2019. D'abord membre du FMLN, un mouvement de gauche salvadorien, il est élu maire de Nuevo Cuscatlán en 2012 puis de San Salvador, la capitale, en 2015.
Lors de l'élection présidentielle de 2019, il se présente en tant que candidat indépendant sous l'étiquette de la Grande alliance pour l'unité nationale (GANA) et est élu au premier tour avec 53 % des voix, à 37 ans. Il devient ainsi le premier président depuis la fin de la guerre civile, en 1992, à ne représenter aucun des deux principaux partis salvadoriens (ARENA et FMLN).
Libéral sur le plan économique et conservateur sur le plan sociétal, il mène notamment une politique sécuritaire, qui conduit à une réduction quasi-totale du nombre d'homicides au El Salvador, qui était pourtant auparavant le pays le plus criminogène du monde. Cette action lui permet d'atteindre un niveau record de popularité. Il remporte l'élection présidentielle de février 2024 dès le premier tour avec 84 % des voix et figure aujourd’hui parmi les dirigeants mondiaux les plus populaires, avec des côtes de popularité frôlant les 90%.
Son vice-président depuis 2019, qui a fait l'honneur au président de l'IFAL de le recevoir en audience à la casa presidencial, Félix Ulloa, est professeur de sciences politiques et avocat. Il été dirigeant de l'Union nationale des travailleurs salvadoriens. Cette carrière lui a permis d'être un défenseur reconnu des droits de l'homme pendant la guerre civile salvadorienne. Il crée, durant cette même période, avec d'autres jeunes avocats, l'Institut d'études juridiques du Salvador, dont il est président à plusieurs reprises et à partir duquel il promeut la construction de l'État de droit, pour la défense de libertés démocratiques et de la justice sociale.
L'IFAL retient de ce voyage d'étude au Salvador et des échanges sur place, le fait que notre pays peut compter sur le soutien actif des dirigeants salvadoriens pour continuer à bâtir ce pont entre nos peuples, afin que l’amitié franco-salvadorienne demeure un exemple de dialogue, de coopération et de fraternité.
Vue du Volando Bajito (périphérique local): l'intégralité des 42 kilomètres séparant l'aéroport international Cuscatlán d'El Salvador de la capitale San Salvador, est parsemée de lampadaires fluorescents aux couleurs nationales
Vues latérales du salon d'honneur à de l'aéroport international Cuscatlán d'El Salvador
Accueil au salon d'honneur à l'arrivée à l'aéroport international Cuscatlán d'El Salvador
A l'occasion de la 3ème édition de la soirée annuelle de collecte de fonds de la Fondation Paramundo, sa présidente, Liz Do Carmo, a fait l'immense honneur à l'IFAL (Institut France Amérique Latine), par la voix de son président, Christophe Beaupère, d'ouvrir cette soirée caritative exceptionnelle, qui s'est déroulée place des Lices à Saint-Tropez en présence de Laurent Petit, adjoint au Maire de Saint-Tropez.
Merci pour votre présence nombreuse à la conférence-débat de l'Institut France Amerique Latine du 22 mai dernier à Grimaud dans le Golfe de SaintTropez dans le cadre de la 12ème édition des Semaines de l’Amérique latine et des Caraïbes coordonnées par le ministère des Affaires étrangères.
Deux heures d'échanges passionnants et de débats constructifs sur le thème des "Liens historiques entre la France et l’Amérique Latine", avec un retour sur plus de 200 ans d’histoire commune, méconnue du grand public, depuis l’avènement des premières nations Latino-américaines indépendantes.
Merci à toutes et à tous pour ces beaux moments partagés.
Ensemble, continuons à faire vivre l'amitié entre la France et les nations Latino-américaines !
Co-organisée par les gouvernements de la France et du Costa Rica, la troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC 3) se tiendra à Nice en France, du 9 au 13 juin 2025
Le thème principal de UNOC 3 est « Accélérer l’action et mobiliser tous les acteurs pour conserver et utiliser durablement l’océan ». La conférence vise à soutenir une action urgente et plus poussée pour conserver et utiliser durablement l’océan, les mers et les ressources marines pour le développement durable et à identifier d’autres moyens de soutenir la mise en œuvre de l’Objectif de Développement Durable n° 14. Elle s’appuiera sur les instruments existants pour former des partenariats fructueux en vue d’une conclusion rapide et d’une mise en œuvre efficace des processus en cours qui contribuent à la conservation et à l’utilisation durable des océans.
La Conférence impliquera toutes les parties prenantes concernées, réunissant les gouvernements, le système des Nations Unies, les organisations intergouvernementales, les institutions financières internationales, les autres organismes internationaux intéressés, les organisations non gouvernementales, les organisations de la société civile, les institutions universitaires, la communauté scientifique, le secteur privé, les organisations philanthropiques, les peuples autochtones et les communautés locales, ainsi que d’autres acteurs, afin d’évaluer les défis et les opportunités liés à la mise en œuvre de l’objectif 14, ainsi que les mesures prises à cet effet.
En sus de la session plénière réunissant les 193 Etats membres des Nations Unies, se tiendront des séquences de dialogues regroupant les Etats membres, les organisations internationales ainsi que des représentants de la société civile (ONGs, scientifiques, entreprises). Ces dialogues, les « Ocean Action Panels » mettront en valeur l’engagement des différents acteurs, la création de coalitions et de projets en faveur de l’Océan. Ils permettront d’ancrer la Conférence dans l’action en proposant des solutions concrètes avec l’ensemble de ses participants. Le programme détaillé de UNOC 3 est disponible ici.
La Conférence sera précédée de trois événements spéciaux : le One Ocean Science Congress (4-6 juin 2025, à Nice), le Blue Economy and Finance Forum (7-8 juin 2025, à Monaco), et la Conférence dédiée à la Coalition Ocean Rise & Coastal Resilience (7 juin 2025, Nice).
La dix-neuvième session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel se tiendra à Asunción, République du Paraguay, du lundi 2 au samedi 7 décembre 2024.
Une cérémonie d’ouverture est prévue le dimanche 1er décembre 2024. La session sera présidée par S.E. Mme Nancy Ovelar de Gorostiaga, Ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire et Déléguée permanente de la République du Paraguay auprès de l’UNESCO.
Le Paraguay a ratifié la Convention de 2003 en 2006 et compte deux éléments inscrits : Les pratiques et connaissances traditionnelles liées au terere, boisson guaraní ancestrale au Paraguay, dans la culture du pohã ñana sur la Liste représentative et Les techniques ancestrales et traditionnelles d’élaboration du « Poncho Para’i de 60 Listas » de la ville de Piribebuy, République du Paraguay sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente.
Inscrit en 2023 (18.COM) sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente
Le Poncho Para’í de 60 Listas de Piribebuy est un vêtement artisanal paraguayen composé de trois parties : le corps, les franges et la fajita (bordure). Chaque partie est confectionnée selon des procédures artisanales différentes et réalisées par les tisserandes de manière collaborative. Pour créer le poncho, les praticiennes tissent trois types de fils de coton, correspondant aux trois parties du vêtement. Chaque tisserande fabrique une partie du poncho et se spécialise dans l’un des procédés. Si les tisserandes ont leur propre style et leurs propres dessins, elles développent aussi des compétences pour le travail en équipe afin de gagner du temps et des ressources, avec pour but ultime de maintenir la qualité du produit. Les matériaux associés à la création du poncho, y compris le fil, les palettes et les chaises en bois, sont également fabriqués à la main. Historiquement, les techniques ancestrales d’abord utilisées par les peuples autochtones ont été transmises oralement par les mères tisserandes à leurs filles, par l’observation et la pratique. Aujourd’hui, l’École pour la sauvegarde aide également les tisserandes à transmettre leurs connaissances aux générations suivantes. Symbole d’unité et d’identité de la ville de Piribebuy, le Poncho Para’í de 60 Listas est reconnu au niveau national pour son style et son originalité.
Source : site officiel de l'UNESCO
Retrouvez le texte de la conférence-débat de l'IFAL du 1er mars 2024 sur "Les liens historiques entre la France et le Paraguay", à l'occasion de la célébration du Día de los Héroes, en cliquant sur le bouton suivant :
Dans le cadre de son développement dans le sud de la France et notamment dans le secteur géographique du Golfe de Saint-Tropez, où réside une communauté Paraguayenne active, l'IFAL organise le vendredi 1er mars 2024 à 18h une conférence-débat sur le thème des "Liens historiques entre la France et le Paraguay".
📅 vendredi 1er mars 2024 de 18h à 20h
📌salle Louis-Blanc 7 boulevard Louis Blanc 83990 SAINT-TROPEZ
💬intervenant : Christophe Beaupère, Président de l'IFAL (Institut France Amérique Latine), ancien enseignant à l'UCO (Université Catholique de l'Ouest)
💡conférence-débat gratuite, ouverte à tous
Le "DÍA DE LOS HÉROES", jour des Héros, est un jour très important dans le calendrier du Paraguay. Il est célébré chaque année le 1er mars dans tout le pays, en particulier à Cerro Corá où tomba en héros Francisco Solano López, le 1er mars 1870, et dont l'épouse, Elisa Alicia Lynch, était Française.
La mort du commandant en chef et président du Paraguay marqua la fin des actions militaires de la Guerre de la Triple Alliance, qui fut l'une des premières guerres totales modernes se déroulant en Amérique du sud. Cette date symbolique représente en quelque sorte l'emblème de la République du Paraguay, qui n'avait que deux options, « vaincre ou mourir », et dont le blason représente un bonnet phrygien, qui fut le symbole de la Révolution Française.
Laissez-passer utilisé par des révolutionnaires Français (1790-1793)
Blason représentant les armes de la République du Paraguay
29-01-24
Vous pouvez la consulter en ligne ci-dessous ou en version web via le lien suivant : Newsletter version web
L'association Voces Latinas a été fondée en 1994 par un groupe d'amis latino-americains vivant à Paris, dans le but de sensibiliser le public français aux valeurs de la musique et de la culture latino-américaine.
Cette année, la chorale Voces Latinas, forte désormais de 40 choristes, fête ses 30 ans d’existence (1994-2024) en proposant un concert anniversaire le 29 juin 2024 à 20h30 en l'Eglise Sainte Rosalie 50 boulevard Blanqui 75013 Paris.
Venez nombreux ! Un lien de réservation sera accessible sur le site web de notre partenaire dans le courant du mois de février.
Lancement de la troisième édition du Fonds pour l’Innovation dans le Volontariat (FIV)
Dans le cadre du programme régional EnLAzando, France Volontaires lance la troisième édition du Fonds pour l’Innovation dans le Volontariat (FIV).
Le FIV offre des microfinancements pour le développement et la reproductibilité de pratiques innovantes en matière de volontariat. Le fonds s’adresse aux organisations impliquées dans le domaine du volontariat qui cherchent à renforcer leurs actions dans les six pays d’Amérique latine participant au programme EnLAzando : Argentine, Bolivie, Colombie, Equateur, Paraguay, Pérou. Les organisations sélectionnées bénéficieront d’un montant de 4 000 USD.
Date limite de dépôt des candidatures : dimanche 17 septembre 2023, 23h59.
Retrouvez toutes les conditions de postulation et les informations concernant le FIV ici
Pour postuler, c’est par ici
L’équipe d’EnLAzando se tient à votre disposition pour répondre à vos questions, doutes… sur ce lien
Le programme EnLAzando es un programme financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, mis en œuvre par France Volontaires, l’opérateur de l’Etat français pour la promotion de la solidarité internationale à travers le volontariat.